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Nirvana transfert (Marie Vindy)

Dijon, Hôtel de Police. Après de longs mois de congés forcés, le commandant Simon Carrière est affecté à la brigade des mineurs. Par défi, il s’investit dans une enquête sur des viols remontant à une quinzaine d’années. La victime ? Un ancien toxicomane, dénommé Warren Stoll, qui voue une admiration sans borne à Kurt Cobain, le chanteur mythique du groupe Nirvana. Si les faits ont disparu de sa mémoire, en revanche d’horribles cauchemars hantent son sommeil. De surcroît, des lettres anonymes viennent raviver son passé. Qui remue ces souvenirs? Incapable de faire face, Warren replonge dans la déprime et la dope. L’auteur des lettres en sait visiblement plus long sur la victime que la victime elle-même ; Carrière contacte alors son amie, la criminologue Marie-Shan Li. Explorant la vie de Warren, les deux enquêteurs se rendent à l’évidence : c’est bien au présent que se décline cette ténébreuse affaire.


Après le palpitant Le Sceau de l’ombre, Marie Vindy lance le commandant Simon Carrière dans une sombre affaire de pédophilie. Rien ne lui sera épargné une nouvelle fois…

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Nirvana transfert a obtenu le prix Anguille sous Roche 2011 organisé à l’occasion du festival de polar de Saillans.

Avant-propos
Marie Vindy avait su camper dans « Le Sceau de l’Ombre », son précédent roman très remarqué, des personnages forts et attachants. Il faut saluer avec une mention toute particulière le duo policier-psycho criminologue. On n’oubliera pas non plus de sitôt le couple de meurtriers, tout simplement terrifiant. Avec « Nirvana Transfert », elle ranime l’équipe de l’hôtel de police de Dijon. Le commandant Carrière, singulièrement cabossé par sa dernière affaire, reprend le travail après une longue interruption. Affecté dorénavant à la brigade des mineurs, il lui faut plus que jamais se blinder face aux horreurs répétées qu’il affronte. Et ce n’est rien face à ce qu’il va découvrir en s’intéressant aux dérangeants cauchemars d’un jeune drogué à la dérive. Le soutien de Marie-Shan va lui paraitre indispensable et, bientôt, il ne se limitera plus à l’affaire. Dans ce nouveau roman, Marie Vindy fait vivre avec un brio confirmé les hommes et les institutions d’une grande ville de province. C’est à Dijon, ce pourrait être Orléans, Brest ou Lille, les monstres dévoreurs d’innocence vivent partout. Attachée aux détails qui rendent plus vrais les tourments des corps et des esprits, Marie Vindy bâtit son intrigue avec une rigueur impitoyable pour les lecteurs. Commencer ce roman, c’est prendre le risque de ne pas s’arracher à ses pages avant de l’avoir terminé.

Ava Ventura – 2010


Revue de presse…


Paul Maugendre a lu Nirvana transfert (mystere jazz – octobre 2010)

Avec sensibilité mais sans sensiblerie, Marie Vindy a concocté une histoire qui explore l’âme humaine, tout autant du côté des policiers et de Simon Carrière, que du côté de Warren et des personnages qui gravitent dans cette embrouille. Pas de voyeurisme, pas de séquences violentes ou sexuelles, tout est dans la simplicité et la pudeur des descriptions, dans la suggestion des scènes, et cela porte plus dans l’esprit du lecteur que des images imposées et malsaines. Marie Vindy narre avec subtilité une histoire axée autour de la pédophilie, mais insère dans son roman d’autres liens qui nous entraînent dans les réseaux russes de prostitution infantile, du blanchiment d’argent et assène parfois de petites réflexions qui relèvent du bon sens. Un bon sens qui n’est pas toujours celui des hommes politiques. « Tous les jours, des jeunes sortaient de prison plus forts et plus dangereux qu’en y entrant ».

Claude Le Nocher a lu Nirvana transfert (action suspense – septembre 2010)

Après “Le sceau de l’ombre”, déjà édité chez Krakoen, Marie Vindy vient de publier son nouveau roman “Nirvana transfert”.
Warren Stoll, 23 ans, est un ancien toxico suicidaire vivant à Dijon. Grâce à la jeune étudiante Céline et à sa mère, il parvient à se réinsérer. Son job de manutentionnaire lui a permis de changer de vie. Néanmoins, il reste fasciné par Kurt Cobain, et se laisse parfois aller à des soirées d’excès. Les lettres anonymes menaçantes reçues par Warren risquent de fragiliser son équilibre relatif. Elles ont un lien avec les attouchements et viols qu’il a subis dans son enfance, dont il ne garde pas de souvenirs précis. Contre l’avis de sa psy, le Dr Ziegler, Céline et sa mère incitent Warren à porter plainte. Les faits d’origine remontant à plus de quinze ans, c’est la Brigade des mineurs qui peut s’occuper de l’enquête. [….]
Cette histoire se situe adroitement à mi-chemin entre roman noir et enquête. Si les héros en sont des policiers et une criminologue, c’est dans un contexte aux aspects obscurs qu’ils mènent leurs investigations. La mise au point du supérieur de Simon Carrière est assez éclairante sur l’ambiance : “Vous vous accrochez à cette affaire parce qu’elle vous parait avoir plus de piquant que le reste (…) Ah c’est sûr, c’est plus marrant que les pères incestueux, que les familles tuyaux de poêle, les Roms et les gamines en fugue ! Mais c’est aussi votre boulot, et vous devriez le faire avec plus de discernement. C’est Randell qui tient le groupe sur ses épaules, Carrière. Et vous, vous menez votre petite enquête en solo…” Il n’a pas tort, pourtant, de soupçonner de graves actes criminels. L’ombre suicidaire du leader de Nirvana, Kurt Cobain, ne cesse de planer autour du jeune Warren.
C’est avec une certaine virtuosité que Marie Vindy maîtrise son intrigue, fluide et fort bien construite. On peut penser qu’elle souhaite garder une distance vis-à-vis des personnages, souligner leur part tourmentée plutôt que de chercher une véritable empathie. Ce qui les rend indéniablement humains et crédibles. On se laisse volontiers entraîner dans ce récit au suspense bien dosé.

Jacques Tessier a lu Nirvana transfert  (Un polar… – janvier 2012)

[...] un remarquable polar, riche dans sa thématique, très prenant par son écriture, son style, ses personnages.

Article complet ICI.

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